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L'INDEMNISATION DU RETARD DE DIAGNOSTIC DE L'ENDOMETRIOSE

Le 02 juin 2020
De nombreuses femmes sont victimes d'endométriose, une infection particulièrement difficile à vivre et provoquant de nombreux préjudices. Votre avocat en dommages corporels Maître Pierre DEBUISSON peut vous accompagner dans la procédure d'indemnisation.


L’endométriose, affection gynécologique encore mal connue, fait l’objet de très nombreux retards de diagnostics.


Dans la plupart des cas, ce n’est qu’après plusieurs années que l’endométriose est diagnostiquée.


Dans cette situation et face aux douleurs et à l’infertilité dont souffrent de très nombreuses femmes, les victimes de mauvais diagnostics d’endométriose se sentent dépourvues et ont le sentiment que leurs droits sont véritablement bafoués.


Le cabinet de Maître Pierre DEBUISSON, avocat en dommage corporel, fait le point sur la situation.

L’endométriose, une maladie encore mal connue

L’endométriose est une maladie qui touche, selon Daniel VAIMAN et Carole ABO, chercheurs à l’INSERM, environ 10% des femmes en âge de procréer.


Elle se caractérise par un développement anarchique de la muqueuse utérine, l’endomètre, en dehors de la cavité utérine.


Intimement liée aux cycles hormonaux, l'endométriose provoque des saignements abondants lors des règles, du fait de la présence de ces cellules utérines sur des organes voisins.


Si on retrouve majoritairement des traces – parfois très importantes – d’endométriose sur les organes contigus à l’utérus, vessie, parois de l’utérus, colon, ovaires, trompes de Fallope, l’endométriose remonte parfois jusqu’aux organes pulmonaires.


L’endométriose peut ainsi causer des lésions très lourdes, alors que l’origine de la maladie demeure encore aujourd’hui, inconnue.


Plusieurs thèses sont ainsi opposées sur celle-ci. Alors que l’Association EndoFrance recense, pour principales hypothèses « la transplantation de cellules endométriales soit par les trompes, les voies lymphatiques, vasculaires, ou suite à un acte chirurgical gynécologique (laparotomie, césarienne, épisiotomie) » et « la métaplasie : transformation d’un tissu normal en un autre tissu anormal, le tissu péritonéal se transformerait donc en tissu endométriosique soit spontanément, soit à cause de facteurs hormonaux » , Daniel VAIMAN et Carole ABO évoquent quant à eux, à titre de cause probable, « l’implantation de matériel utérin provenant de menstruations rétrogrades. Au cours des règles, du sang peut en effet passer par les trompes et parvenir à la cavité abdominale, transportant avec lui des fragments d’endomètre, voire des cellules pluripotentes capables de générer de nouveaux foyers endométriaux. » .


Malgré les incertitudes régnant autour de la maladie, des traitements permettent aujourd’hui d’en atténuer les effets, voire d’éliminer toute récidive d’endométriose.

Diagnostics et traitements

Certains types d’endométrioses, indolores, ne sont découverts qu’en cas de difficultés à procréer.


Que l’endométriose soit douloureuse ou non, le diagnostic de la maladie implique nécessairement une intervention chirurgicale. Des examens radiologiques permettent toutefois d’orienter fortement le diagnostic.

Les examens radiologiques permettant d’orienter le diagnostic de l’endométriose.


En présence de symptômes amenant à suspecter une endométriose, le gynécologue peut inviter la patiente à réaliser des examens radiologiques.


Une IRM et une échographie endovaginale permettront ainsi de détecter l’endométriose, du fait de la caractérisation d’un utérus globuleux, de la présence de kystes, de nodules ou de lésions.


Certains examens complémentaires visant à mettre en évidence des lésions colorectales peuvent également être effectués.


Néanmoins, seule une biopsie des tissus par prélèvement chirurgical permet d’établir avec certitude l’existence de la maladie.

La chirurgie pour garantir le diagnostic de l’endométriose et la traiter


En cas de forte suspicion d’endométriose, la chirurgie par cœlioscopie permet de dresser un état des lésions, d’effectuer les prélèvements destinés à être analysés et permet également d’intervenir sur certaines zones touchées par la maladie.


Toutefois, selon l’association Endofrance, « les dernières recommandations pour la pratique clinique de l’endométriose ne sont pas en faveur de la cœlioscopie à visée diagnostic. Elle ne doit être envisagée que si un geste chirurgical justifié y est associé » .


Le recours à la chirurgie afin de diagnostiquer la maladie n’est donc plus désormais, privilégié.


Elle permet en revanche de traiter les lésions liées à la maladie, au point, dans de nombreux cas, de les faire définitivement disparaître.


La chirurgie n’est toutefois pas le seul moyen de soigner une endométriose puisque de nombreuses femmes se voient proposer des traitements hormonaux sous forme de pilules contraceptives pour atténuer les fortes douleurs liées à la maladie.

Le retard de diagnostic de l’endométriose : le rôle de l'avocat


En raison des incertitudes qui existent encore autour de cette maladie, du fait qu’elle fut longtemps méconnue et que de nombreuses femmes sont considérées comme dolentes, beaucoup de patientes témoignent aujourd’hui de la grande détresse dans laquelle elles ont pu se trouver pendant plusieurs années, en l’absence de diagnostic précis de l’endométriose.


Bon nombre de gynécologues ignorent en effet les symptômes décrits par les femmes victimes d’endométriose, notamment les douleurs extrêmement fortes dont elles peuvent souffrir pendant les règles.


Ce retard de diagnostic de l’endométriose n’est pas sans conséquence sur les préjudices liés à la maladie.


Votre dossier médical peut être examiné par un avocat en droit de la santé ainsi qu’un médecin conseil pour vérifier si des fautes ont été commises à l’origine de vos dommage corporels.


Si tel est le cas, votre avocat pourra diligenter une procédure d’indemnisation de vos préjudices consécutifs à l’endométriose dont vous êtes atteinte.

Le Cabinet de Maître Pierre DEBUISSON, avocat en dommages corporels, inscrit aux barreaux de Toulouse et de Paris, peut vous assister pour toute procédure d'indemnisation des préjudices subis à Toulouse, dans le Sud-Ouest (Cahors, Montauban, Agen, Albi, Auch, Tarbes, Muret, Castres, Saint-Gaudens, Carcassonne, Montpellier, Narbonne, Béziers, Pau, Bayonne) ainsi qu'en Ile-de-France (Paris, Nanterre, Bobigny, Cergy, Créteil ...).

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